Le Prix des Deux Magots
Depuis 1933, date de sa création, le Prix des Deux Magots ouvre, dès le mois de janvier, l'année littéraire ; le choix du Jury, malgré le renouvellement de la plupart de ses membres fondateurs aujourd'hui disparus, est toujours aussi diversifié et aussi peu conformiste. Il possède un palmarès plus qu'honorable et offre le mérite d'attirer l'attention sur des écrivains de qualité, de Raymond Queneau en 1933 (Le chiendent) à Jean-Claude Pirotte en 2006 (Une adolescence en Gueldre) en passant par Olivier Séchan, Antoine Blondin, Fernand Pouillon …

Mais aux Deux Magots, les autres expressions artistiques sont aussi à l'honneur : le Prix Pelléas récompense un ouvrage littéraire consacré à la musique ; le Prix Saint Germain, en partenariat avec la Brasserie Lipp, le Flore et Sonia Rykiel, couronne chaque année un artiste dans une discipline différente (architecture, cinéma, théâtre, dessin, mode…).
Tous les lauréats
Consultez la liste de tous les lauréats du Prix des Deux Magots depuis 1933.

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Laureat 2010

La sélection 2010 :
"La blessure et la soif" de Laurence Plazenet aux Editions Gallimard
"L'article de la mort" d'Etienne de Montety aux Editions Gallimard
"Le rêve entouré d'eau" de Bernard Chapuis aux Editions Stock

Le  Prix des Deux Magots 2010 a été décerné à 
                           BERNARD CHAPUIS
pour "Le rêve entouré d'eau"  aux Editions Stock

Le Jury : Jean-Paul Caracalla, Président du jury, Jean Chalon, Marie-Laure Delorme, Adrien Goetz, Pierre Kyria, Marc Lambron, Gilles Lapouge, Eric Neuhoff, Eric ollivier, Anne Pons, Jean-Marie Rouart de l’Académie française

« Le rêve entouré d'eau », Bernard Chapuis
Une nuit d’été, au bord de l’eau. On boit, on fume. La conversation s’arrête sur ces objets qui ont marqué les uns et les autres et dont la vie a peu à peu estompé la trace. Objets perdus, rêves sans lendemains. Parfois, les rêves et les objets disparus ne sont pas sans réalité. Et la selle d’un cavalier indien, un lit de bois précieux, une épée de Touareg, un pin du Japon vont surgir de l’oubli où ils patientaient en secret.Cela aurait sans doute été inconcevable si l’ethnologue Julien Cézat n’avait disparu dans un accident d’avion en 1996 et si ses amis n’avaient adopté et élevé ses quatre enfants, au sein d’un clan à l’imagination fertile. Talbeau, grand avocat international, finance la tribu et ses expéditions. Valentine, à soixante-neuf ans, tient un rôle de mère de famille auquel rien ne la prédestinait. Elle ira récupérer en Suisse, chez une vieille cousine, ce lit de bois précieux légué par son père et arraché aux nazis. Elle en revient avec deux chats, en compagnie de Luca, photographe de charme sexagénaire, et de Bichot, professionnel sans profession. On retrouvera ce dernier au Sahara, aux côtés d’Armand, fils de Julien Cézat, qui n’a jamais cessé de penser à une épée offerte à son père par un guerrier touareg, et enterrée depuis trente ans dans le désert. De la première à la dernière ligne, Bichot, l’homme aux amours vagues, accompagne le lecteur, confident amusé ou ému de ses silences et de ses hésitations. Il accomplira l’ultime de ces voyages sans objet à la recherche d’un pin du Japon et d’une femme aimée.Bernard Chapuis nous présente une nouvelle tribu, de celles qui, comme dans La vie parlée et Vieux garçon, sont faites de liens indéfectibles, entre famille recomposée et amitiés d’une vie. On retrouve dans la tribu du Rêve entouré d’eau des personnages dont l’élégance dispute la part belle à l’humour.